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Crash test : Machine à coudre Toyota Oekaki

Ouiiiii ca y’est ! On va parler de Rosalie ! En même temps, Jeanne, la Skyline S5 de chez Janome que ma mère s’est achetée il y a 1 an 1/2, je vous en ai parlé il y a peu ! En fait, j’ai vraiment à coeur de bien prendre le temps de tester la machine avant de vous faire mon retour. Je pense qu’il faut plus que quelques heures pour poser un verdict et c’est surtout à l’utilisation quotidienne qu’on se rend compte de la bête. Et justement, la Oekaki, je l’avais presque sous-estimée à son départ.

Cette machine m’a été offerte par Toyota. Initialement, Toyota me la prêtait pour que je me fasse un avis dessus car beaucoup d’entre vous me le demandait. Et puis, il y a peu, j’ai appris qu’elle allait rester à la maison pour de bon. J’avoue, j’étais hyper contente car, en ce moment, comme nous sommes souvent 2 ou 3 à l’atelier, çà permet de travailler efficacement. Et justement, comme cette machine a été une bonne surprise, elle est presque devenue la chouchou du bureau (ne le dites pas à Mamie, elle risque de mal le vivre). Alors, on en parle de Rosalie ?

Prénom : Rosalie
Espèce : Machine à coudre
Marque : Toyota
Modèle : Oekaki (machine automatique)
Prix (environ) :  500 euros
Gamme : Moyen de gamme pour débutant et intermédiaire

La bêbête a une qualité qui plait : son design. Et c’est finalement ce qui me faisait peur. Depuis que le modèle est sorti, je louche dessus. On ne va pas se mentir, du côté de la machine à coudre, c’est un peu vieillot hein. Et bien que le plus important soit la capacité de la bestiole, on a envie de dire que nous aussi, en couture, on veut du beau et fonctionnel ! Du coup, le look très design et son choix de couleurs vraiment fun me plaisaient. Mais comme Singer a copié l’idée en sortant sa machine Initiale qui est vraiment mais alors vraiment un jouet qui casse pour un rien (comme toutes les machines Singer me direz-vous…), j’étais perplexe. Mais voilà, les retours étaient positifs sur la Oekaki et ma curiosité grandissait. Alors, quand l’occasion s’est présentés de pouvoir tester la bête, je me suis dit qu’il était temps de se lancer dans cette folle aventure « est-ce que design peut s’associer à bonne machine ? ».

Caractéristiques : comme toujours, je vous invite à lire le descriptif sur les fiches de vente pour découvrir tout ce qu’elle sait faire car des options, comme toujours, il y en a beaucoup. Ici, je viens vous parler de mon expérience. D’abord, c’est une machine qui propose le nombre de points classiques (qui n’est pas 100 points machine super top mais inutile), elle a le point droit, le point droit avec aiguille décalé (indispensable à mes yeux), le point zigzag et ses variantes suivant le type de matière (le spécial maille par exemple), 3 types de boutonnière différente (automatique) et un peu plus de 40 points décoratifs ce qui est LARGEMENT suffisant croyez-moi.

Elle a aussi l’enfile aiguille qui fonctionne très bien, je l’ai vite adopté. Elle a l’option Start-Stop qui permet de l’utiliser sans pédale. D’ailleurs pratique car le fil de pédale est un peu juste pour ma table haute de travail et du coup plus de souci de pédale à poser sur une boite en carton. Elle a un régleur de tension et un tableau de contrôle hyper simple à prendre en main pour changer de point, choisir sa largeur, choisir sa longueur et sa vitesse. D’ailleurs, j’adore l’option vitesse sur cette machine qui se fait entre 1 et 10 et qui est du coup hyper précis.

La canette s’enfile par dessous le pied presseur, comme quasiment toutes les machines de moyenne gamme aujourd’hui, rien de bien compliqué. La machine est directement fournie avec les pieds presseur de base (zip, boutonnière, surjet, ourlet invisible…) mais aussi le pied Teflon directement fourni ce que je trouve génial car c’est un indispensable que l’on doit souvent acheter en plus. Il faudra par contre acheter le pied zip invisible (comme quasiment toutes les machines). En plus, le pied spécial « piqué libre » est fourni avec. Je vous en parle plus bas. Ce pied n’est jamais fourni ou presque à l’achat de la machine et peu vite coûter cher donc l’avoir tout de suite, c’est top ! A noter : je ne sais pas encore si je peux mettre une double aiguille sur cette machine, je n’ai pas encore trouvé où et comment le faire sur celle-là, j’enquête et je viens mettre l’article à jour dès que j’ai la réponse.

A l’utilisation, ça donne quoi ?

Comme je vous le disais, j’étais un peu perplexe par son design. J’avais vraiment peur qu’elle n’assure pas et finalement ! Elle est très « plastique » comme souvent dans cette gamme. Je trouve que seul Elna et Janome arrivent un peu à nous sortir du côté « plastique creux » des machines moyen de gamme et encore. Elle n’est pas trop lourde sans pour autant être trop légère pour assurer (le poids d’une machine est important, je vous en parle justement dans mon article sur « comment choisir sa machine à coudre« ). Je lui reproche d’être un peu bruyante mais on ne va pas se mentir, je suis bien trop habituée à Mamie, ma vieille Pfaff qui est ultra mais alors ultra calme. Par contre elle envoie en couture. Elle m’a impressionnée sur les épaisseurs, elle passe la même chose que Mamie qui est une warrior de l’épaisseur pour sa gamme. Elle a assuré, avec le pied Teflon, sur des épaisseurs de simili cuir. Sincèrement, je me voyais déjà casser l’aiguille et rien : elle est passée crème. Je l’ai trouvée un peu moins fortiche sur les mailles, mais rappelons que les options jersey des machines sont une solution pour ne pas avoir de surjeteuse, mais en aucun cas elle ne remplace la surjeteuse qui offre une qualité de couture vraiment importante.

Du côté de la précision, là aussi, rien à dire, je n’ai jamais eu de faux démarrage avec un tissu qui se coince dans la plaque ou de gros bourrage de fil. En fait, je la trouve facile à utiliser et à vivre. Elle n’est pas casse-pied, elle fait ce qu’on lui demande sans se plaindre. Bien que je sois vraiment dingue de Mamie qui a suivi toutes mes aventures couture, j’avoue que je prends beaucoup de plaisir à coudre aussi avec Rosalie maintenant. Le matin, je décide suivant mon humeur qui va travailler avec moi. J’utilise autant l’une que l’autre, signe que je l’ai vraiment adoptée. Bon, on ne va pas se mentir, Mamie est jalouse mais j’essaie de la rassurer en lui disant que Rosalie n’a pas de tatouages, elle, et que donc, elle est encore en dessous d’elle mais rien à faire, elle sent la concurrence plus jeune et plus design s’imposer…

Et l’option broderie de la machine, on en parle ?

Alors, ne vous méprenez pas avec « Broderie », elle n’a pas de cadre de broderie, ni de tableau de programme pour faire une jolie broderie toute seule. C’est bien une machine à coudre et non un combiné. L’option « broderie » est en fait le piqué libre qui est disponible sur un grand nombre de machines mais il faut acheter, en plus, le kit spécial. Le piqué libre consiste à désactiver les griffes sous le pied de biche pour pouvoir coudre en toute liberté dans tous les sens et ainsi faire des motifs aléatoires ou bien définis.

Autant vous dire que j’adore l’idée mais que je ne suis pas du tout une experte en piqué libre, cela demande un peu de temps pour avoir un joli rendu par contre si on parle de prise en main. Dès que je suis plus à l’aise la-dessus, je vous ferai un petit tuto de prise en main mais, rassurez-vous, il y en a déjà sur Youtube. Car effectivement, la notice est un peu légère, enfin il y a un CD, mais comme je n’ai pas de lecteur CD sur mon mac, le mystère reste entier sur le contenu (j’ai demandé à la marque, elle doit voir s’il est téléchargeable en ligne, je vous mets à jour l’article dès que j’ai la réponse).

Revenons à notre broderie. A la base, le piqué libre est énormément utilisé par les personnes qui font du patchwork. Cà permet de faire du matelassage de manière rapide et efficace et en plus de pouvoir faire des motifs variés grâce au mouvement possible dans tous les sens. Ce qui me plait le plus dans cette option c’est, avec de l’entrainement, pouvoir faire des motifs que j’aurais dessiné au crayon. Par exemple, j’adore le travail de Patchacha ou encore Rebecca Jayne Dagger. Bien sûr là, on parle d’artistes mais dans l’esprit, c’est çà que j’ai envie de faire grâce au piqué libre.

Verdict  :  la Oekaki est la bonne surprise de mon année 2018 ! Son design est à la hauteur de ses compétences et çà c’est une sacrée bonne nouvelle. Je la trouve agréable à utiliser, son design minimaliste la rend moins effrayante à mettre en marche et elle n’a que ce qui est réellement utile. Le fait d’avoir le carnet des points qui s’accroche derrière la machine est un plus pour le design, mais attention à ne pas le perdre pour se souvenir des différents points et leur numéro. Elle gère vraiment bien les épaisseurs pour sa gamme (attention je parle bien pour sa gamme, on ne s’emballe pas, pour faire des gros sacs en cuir, il faut une machine triple entraînement professionnel, ici on est sur une familiale). Et l’option piqué libre déjà en place sur la machine en fait un vrai plus. Je vous la conseille totalement en première machine ou en seconde pour de l’intermédiaire. Et bien sûr, comme toujours, je vous conseille de privilégier l’achat en boutique plutôt que sur internet pour avoir la formation pour la mise en marche de la machine et les conseils qui sont une vraie valeur ajoutée par rapport à l’achat en ligne.

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